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jeudi 19 mars 2026 à 12h

BLOQUONS TOUT, y compris la "justice" antisociale

Le 10 septembre 2025, des centaines de personnes étaient rassemblées sur la place Ladoucette à Gap dans le cadre de l'opération "Bloquons tout", pour dénoncer la guerre sociale contre le peuple par les gouvernements qui se succèdent. Cette occupation a permis de recréer un espace de discussion en assemblée. La pyramide a également été redécorée avec des cartons reprenant les revendications. Le mot "démocracie" (sic) a été peint à la gouache sur le sol.

Suite à cela, la personne qui a fait la peinture a été suivie par la flicaille et interpellée, pour être en garde à vue, où elle est restee embastillée pendant 24 h. Peu importe la raison de cette détention (crime de lèse-majesté sur la place de la pyramide nouvellement créée par le maire mégalo ? le mot qui a été peint est devenu impossible à entendre par ceux qui règnent ? volonté de s'en prendre à un élément isolé de ce mouvement pour le fragmenter ?) ; un groupe de personnes a décidé de ne pas en rester là et est allé réclamer la libération du camarade devant le commissariat vers 18h.

Des flics se sont alors mis à faire des aller-retours devant l'entrée du commissariat, à la suite de quoi une bousculade a eu lieu. Les flics n'ont pas tardé à sortir matraques et gaz lacrymogènes. Une camarade a failli être embarquée à l'intérieur du commissariat, mais elle a été retenue par la foule.

Le compagnon peintre de la démocratie n'a été libéré que le lendemain. Il a été par la suite condamné à des dommages et intérêts (bien qu'il ait proposé d'effacer lui même son message) et à une grosse amende avec sursis. Plusieurs manifestant.e.s du 10 septembre étaient d'ailleurs présent.e.s à son procès, pour le soutenir.

La camarade présente devant le commissariat a été cueillie par les flics deux mois plus tard sur son lieu de travail ; suite à cette intrusion, son employeur (la Poste) a mis fin à son contrat de travail.

Elle passe en procès à Gap le 19 mars prochain pour rébellion, tentative de vol de matraque, violence et refus de prise d'ADN. Elle a déjà eu plusieurs condamnations suite à ses activités militantes pour dénoncer le système carcéral, c'est donc bien plus une manœuvre d'intimidation qu'une volonté d'analyser les faits (qui ne vont pas beaucoup plus loin qu'une simple bousculade à laquelle a participé une trentaine de personnes) qui motive le procureur à ordonner ce procès.

L'audience est ouverte à qui veut : la justice est rendue au nom du peuple français,donc chacun le droit de rentrer dans la salle ... et l'ordre de s'y taire !

Soyons nombreux le 19 mars pour affirmer la poursuite du rêve du 10 septembre !

Rendez-vous à 12h (un repas sera préparé et vous pouvez amener des compléments) au 34 rue du colonel Roux à Gap pour se rendre ensemble au tribunal.

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Source : message reçu le 8 mars 06h